280 ans séparent le Stabat Mater de Scarlatti de celui de Nystedt. La polyphonie luxuriante du baroque italien (pour l’effectif très inhabituel de dix voix en plus du continuo) a-t-elle inspiré parmi les nombreux Stabat Mater de l’histoire celui de Knut Nystedt ? En tout cas le compositeur norvégien utilise un violoncelle seul pour accompagner et dialoguer avec les voix en référence probable au continuo baroque.

Et pour compléter ce concert qui fait la part belle à la voix humaine, le motet de Bach Jesu meine Freude,une musique de deuil, mais si confiante et si lumineuse.

Direction: Renaud Bouvier

 

Orchestre
Ensemble instrumental composé de d’un violoncelle, d’une contrebasse et d’un orgue positif pour les œuvres baroques ; un violoncelle pour l’œuvre de Nystedt

Chœur

Notre histoire

A la fin des années quarante, Carlo HEMMERLING fonde le « Choeur Universitaire de Lausanne » et en assume la direction pendant plus de 10 ans. Appelé à la tête du Conservatoire de Lausanne, il confie alors la direction du choeur à Charles DUTOIT.

En 1963, Michel CORBOZ prend sa succession. Son dynamisme l’amène à créer en 1965, le « Grand Choeur de l’Université de Lausanne » en recrutant les meilleures voix du Choeur Universitaire ainsi que d’autres choristes travaillant avec lui.

En 1973, le Grand Choeur prend son autonomie par rapport à l’Université: il se rebaptise « CHOEUR DE LA CITE DE LAUSANNE » (CCL) toujours sous la direction de Michel Corboz. Entre 1973 et 1979, Michel Corboz se fait seconder par des assistants comme Yves Corboz ou Véronique Carrot.

Dès 1979, occupé par d’autres obligations, Michel Corboz remet la baguette à Véronique CARROT. Parallèlement à une carrière de claveciniste et de chef de choeur à l’Opéra de Lausanne, Véronique Carrot a permis durant plus de vingt-cinq ans au Choeur de la Cité d’aborder des oeuvres très variées et de se développer. En 2006, elle a souhaité se retirer.

Pour lui succéder, le CCL a choisi Dominique TILLE. Ancien élève de Michel Corboz et de Michel Marc Gervais au Conservatoire de Genève, ainsi que de Kai Uwe Jirka à l’Universität der Künste à Berlin, Dominique Tille transmet sa passion pour la musique chorale notamment grâce au Choeur des Jeunes de Lausanne et à l’Ensemble vocal féminin Callirhoé. Membre de la commission musicale de l’Union Suisse des Chorales, il s’engage dans la formation et la promotion de l’art choral en Suisse et imprime une nouvelle dynamique au CCL

Renaud Bouvier a repris la direction artistique du CCL dès octobre 2015. Des œuvres de Schumann, Brahms, Hostetller, Villard sont en préparation.

Chef

Renaud Bouvier

Renaud Bouvier achève sa formation de direction d’orchestre en 2002, chez Hervé Klopfenstein au Conservatoire de Lausanne, après des études de basson, de chant, d’analyse musicale et d’orchestration. Licencié en lettres de l’Université de Lausanne, il a été assistant en littérature française et a mené durant 20 ans des mandats de recherche et d’édition en littérature française.

Renaud Bouvier dirige de nombreux chœurs en Suisse Romande : le chœur symphonique neuchâtelois Cantabile depuis 2010, le Chœur de La Cité à Lausanne depuis 2015. Avec ces différents ensembles, il dirige un répertoire très varié, allant des œuvres de Bach au répertoire contemporain en passant par les grandes œuvres du xxe siècle comme Saint Nicolas de Britten, le Gloria de Poulenc ou A Child of our Time de Tippett, la Symphonie des Psaumes de Stravinski.

Avec les Vocalistes Romands, ensemble qu’il dirige depuis 2003, Renaud Bouvier se consacre au répertoire du chœur de chambre, du XVIIe au XXIe siècles, souvent a cappella dans des programmes qui allient exigences musicales et exploration du répertoire, comme récemment « Messe et Motets » de Bach, « Semaine Sainte » de Grechaninov, « Visages de Poulenc », « de Shakespeare à Frank Martin », « Lumières d’hiver », ainsi que des créations comme le Stabat Mater de F. Di Donato ou la Messe à six voix et les 12 Haïkus de V. Villard.

En août 2009, il fonde, avec Dominique Tille, l’Académie vocale de Suisse romande, chœur de chambre professionnel, dont le premier CD sort à l’automne 2011 pour le label français K 617 (Missa Choralis de F. Liszt, en compagnie de l’organiste Benjamin Righetti) qui reçoit le prix Hector Berlioz du meilleur enregistrement de musique sacrée 2012 de l’Académie du disque lyrique à Paris. En mai 2013, Renaud Bouvier dirige l’Académie vocale de Suisse romande dans le Vin Herbé de Frank Martin en collaboration avec le Quatuor Sine Nomine à l’Opéra de Lausanne. En mars 2015, il dirige avec cet ensemble le Requiem de Schnittke à Lausanne et au Locle.

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