Messe de Louis Vierne
suivi de la Messe en mi mineur de Anton Bruckner, par Les Vocalistes Romands
Dimanche 8 décembre 2024 | 17h
Eglise St-François | Lausanne
Yves Rechsteiner, Anna Spirina orgues
Renaud Bouvier direction
en collaboration avec Les Vocalistes Romands
La 2e Biennale Organopole se termine dans un véritable feu d’artifice musical ! Au programme ? Rien de moins que la Messe solennelle pour chœur et deux orgues de Louis Vierne et la Messe en Mi mineur d’Anton Bruckner, où le Chœur de la Cité et Les Vocalistes Romands, deux ensembles vocaux bien connus de la région, dialogueront avec les Grandes-Orgues de Saint-François et l’orgue L’Explorateur, invité spécial de cette Biennale, sous la direction de Renaud Bouvier.
Billetterie www.monbillet.ch
Maurice Duruflé
Gabriel Fauré
Mercredi 22 janvier 2025 | 20h
Eglise St-François | Lausanne
Orchestre de Chambre de Lausanne
Benjamin Righetti orgue
Bea Droz soprano
Annina Haug mezzo
Fabrice Hayoz baryton
Renaud Bouvier direction
Presque 60 ans séparent ces deux Requiem. Pourtant une parenté d’esprit, de recueillement, de sobriété et de lumière apaisante habitent ces deux œuvres typiques de la musique française de la fin du XIX e ou du début du XX e siècle. Fauré et Duruflé ont par exemple tous deux choisi de ne pas mettre en musique la séquence du Dies Irae, qu’ils jugeaient trop effrayante et datée, proposant plutôt une vision confiante et douce pour les vivants face à la mort.
Fauré composa son Requiem de 1877 à 1890 environ en plusieurs étapes et l’œuvre s’imposa rapidement comme l’un des chefs-d’œuvre de la musique sacrée du XIX e siècle. Duruflé reçut la commande du sien en 1941, mais ne l’acheva qu’en 1947. Son Requiem est la pièce maîtresse qui assura à son auteur sa renommée internationale.
Si ces deux œuvres font bien la paire, elles diffèrent néanmoins par le style qui préside à leur composition. Fauré développe son langage harmonique et surtout son génie mélodique bien reconnaissable. Duruflé, quant à lui, base tous ses thèmes sur la monodie grégorienne. Il peut ainsi mettre remarquablement en lumière ces très anciennes formules par son écriture harmoniquement très personnelle, sa profonde connaissance de l’orgue et des timbres orchestraux. Il renouvelle au passage entièrement notre perception : les musiques ancienne et actuelle fusionnent tout naturellement.
Après avoir fêté dignement la saison anniversaire de ses 50 ans en 2023 avec le Magnificat de Bach et l’OCL, ainsi que la Messe en ré de Dvorak à Venise, le Chœur de la Cité de Lausanne se réjouit de pouvoir mettre en miroir ces deux œuvres à l’occasion de ce concert, bien entouré par des partenaires de premier plan, solistes, organiste et orchestre.
Billetterie www.monbillet.ch
Points de vente : Lausanne Tourisme à proximité de Plateforme 10. Bureau d’accueil de la Cathédrale
Sur place : 1h avant le début du concert
Tarifs : CHF 45.- / 35.- / 25.- (réduction de CHF 5.- pour étudiants, apprentis, AVS, AI, chômeurs)
Avec le soutien de: Loterie Romande, Fondation Philanthropique Sandoz, Centre Patronal, Canton de Vaud, Ville de Lausane
À l’origine du Chœur de la Cité, il y a le Chœur Universitaire de Lausanne, fondé à la fin des années 1940 par Carlo HEMMERLING. Quelques dix ans plus tard, celui-ci confie la direction du chœur à Charles DUTOIT. En 1963, c’est Michel CORBOZ qui lui succède. Son dynamisme l’amène à créer en 1965 le Grand Chœur de l’Université de Lausanne.
En 1973, le Grand Chœur prend son autonomie par rapport à l’Université et devient le Chœur de la Cité de Lausanne (CCL), toujours sous la direction de Michel Corboz. En 1979, ce dernier remet la baguette du CCL à Véronique CARROT. Parallèlement à une carrière de claveciniste et de cheffe de chœur à l’Opéra de Lausanne, Véronique Carrot a permis durant plus de vingt-cinq ans au Chœur de la Cité de Lausanne d’aborder des œuvres très variées et de se développer. En 2006, elle a souhaité se retirer.
Pour lui succéder, le CCL a choisi Dominique TILLE. Ancien élève de Michel Corboz et de Michel Marc Gervais au Conservatoire de Genève, ainsi que de Kai Uwe Jirka à l’Universität der Künste à Berlin, Dominique Tille transmet sa passion pour la musique chorale. Sa recherche des multiples facettes de l’art choral, son engagement dans la formation et la promotion de l’art choral en Suisse imprime au chœur une nouvelle dynamique. Avec lui, le CCL a abordé de grandes œuvres du répertoire comme le Requiem de Mozart, la Messe de Dvorak, Membra Jesu nostri de Buxtehude, la Passion selon St-Mathieu de J.S. Bach, Les Saisons de J. Haydn ou des Cantates de Bach. Il a aussi exploré des terres moins connues, comme la musique chorale scandinave a cappella ou des œuvres contemporaines telles que les Chichester Psalms de L. Bernstein ou des compositions de Whitacre ou Lauridsen.
En 2015, un spectacle autour des opéras de Rameau alliant chœur, solistes et danseurs a enchanté plus de 1’200 spectateurs.
Renaud BOUVIER a repris la direction artistique du CCL en octobre 2015. Depuis, des œuvres de Schumann, Brahms, Poulenc, Pärt, Schubert, Charpentier, Scarlatti, Nystedt, Bach ont été interprétées. Un concert d’œuvres du XXIe de M. Hostettler et V. Villard a été donné à la Cathédrale de Lausanne puis à l’Eglise de Saanen en mars 2017, en création mondiale diffusée par Espace 2.
Renaud Bouvier achève sa formation de direction d’orchestre en 2002, chez Hervé Klopfenstein au Conservatoire de Lausanne, après des études de basson, de chant, d’analyse musicale et d’orchestration. Licencié en lettres de l’Université de Lausanne, il a été assistant en littérature française et a mené durant 20 ans des mandats de recherche et d’édition en littérature française.
Renaud Bouvier dirige de nombreux chœurs en Suisse Romande : le chœur Hostias qu’il a créé en 2003 et dirigé jusqu’en 2015, le chœur symphonique neuchâtelois Cantabile depuis 2010, le Chœur de La Cité de Lausanne depuis 2015. Avec ces différents ensembles, il dirige un répertoire très varié, allant des œuvres de Bach au répertoire contemporain en passant par les grandes œuvres du XXe siècle comme Saint Nicolas de Britten, le Gloria de Poulenc ou la Symphonie des Psaumes de Stravinski.
Avec les Vocalistes Romands, ensemble qu’il dirige depuis 2003, Renaud Bouvier se consacre au répertoire du chœur de chambre, du XVIIe au XXIe siècles, souvent a cappella dans des programmes qui allient exigences musicales et exploration du répertoire.
En août 2009, il co-fonde, avec Dominique Tille, l’Académie Vocale de Suisse Romande, chœur de chambre professionnel, et reçoit en 2012 le prix Hector Berlioz du meilleur enregistrement de musique sacrée 2012 de l’Académie du disque lyrique à Paris (CD enregistré en 2011 pour le label français K 617, Missa Choralisde F. Liszt en compagnie de l’organiste Benjamin Righetti).