Prochain concert

Liturgie de saint Jean Chrysostome

de Piotr Ilitch Tchaïkovsky

SAMEDI 29 AOÛT 2020, Eglise de la Colombière de Nyon
SAMEDI 5 SEPTEMBRE 2020, Eglise de Saint-Saphorin (Lavaux)

Liturgie de saint Jean Chrysostome de Piotr Ilich Tchaïkovsky
Durée : environ 60 minutes
Langue : slavon liturgique
Création : 1879
Piotr Ilich Tchaïkovsky : 1840 – 1893, compositeur russe

Alors qu’il approche des 40 ans, Tchaïkovsky, déjà célèbre en Russie et aussi en Europe, est en recherche spirituelle et se pose maintes questions sur le sens de la vie. Il connaît la religion russe orthodoxe de l’intérieur, ayant chanté enfant la liturgie qui lui donnait, comme il le dit lui-même, « une profonde impression poétique ».

Piotr Illich Tchaïkovsky est l’un des premiers compositeurs romantiques russes à s’être intéressé à la production d’œuvres sacrées, un genre contraignant.

La Liturgie de Saint Jean Chrysostome est écrite pour voix seules, l’église orthodoxe ne tolérant pas l’utilisation d’instruments de musique, car Dieu doit être loué par l’instrument que lui-même a créé, les cordes vocales, et aussi car le texte doit être compris par les fidèles.

Saint Jean Chrysostome a été archevêque de Constantinople au 4e siècle. Son éloquence est telle qu’il est surnommé « Chrysostome », littéralement « bouche d’or ».

D’une durée d’une heure environ, interprétée en slavon liturgique, la Liturgie de saint Jean Chrysostome de Piotr Illich Tchaïkovsky est une musique vocale pleine et dépouillée, profonde et fraîche, riche et simple, douce, méditative et puissante. Ici la musique est prière.

Ferveur romantique

Schubert, Messe en Mib majeur

Mendelssohn, Wie der Hirsch schreit

MERCREDI 2 DÉCEMBRE 2020, 20H
Eglise St-François, Lausanne

Orchestre de Chambre de Lausanne

Laurence Guillod soprano
Annina Haug mezzo-soprano
Raphaël Favre ténor
Frédéric Gindraux ténor
Stephan Imboden basse

Renaud Bouvier direction


Franz Schubert (1797-1828) a composé la Messe en Mi bémol majeur, D 950, l’un de ses plus grands chefs d’œuvre et l’une des pièces maîtresse de la musique sacrée romantique, en juin-juillet 1828, quelques mois avant sa mort. Il n’avait pas encore trente-deux ans.
C’est un sentiment de cohérence qui caractérise cette Messe de par ses grandes unités tonales et ses motifs musicaux. A ce savoir-faire, Schubert ajoute le sérieux, la gravité, le souci d’être simple et dépouillé. Nulle part sans doute dans sa musique sacrée, Schubert n’a atteint une telle adéquation entre le texte sacré et la musique. Ici l’écriture de Schubert est digne de Bach, Mozart, Beethoven ou Bruckner.

Felix Mendelssohn (1809-1847) a composé une partie de Wie der Hirsch schreit, Psaume 42, durant son voyage de noces en 1837, une sorte de cadeau de mariage. Il adjoignit au tendre et doucement balancé premier chœur les quatre numéros suivants en 1838. Il reprit ce Psaume 42 en mars 1839 au Gewandhaus de Leipzig, dans un concert mémorable où il créa la grande Sym- phonie en Ut de Schubert, dix ans après la mort de ce dernier, sur l’instigation de Schumann. Notre programme, réunissant d’une part une composition écrite à l’aube de la vie d’un jeune marié et d’autre part un ultime monument musical au soir d’une vie trop brève, rend hommage à deux compositeurs romantiques.

Chœur

Notre histoire

À l’origine du Chœur de la Cité, il y a le Chœur Universitaire de Lausanne, fondé à la fin des années 1940 par Carlo HEMMERLING. Quelques dix ans plus tard, celui-ci confie la direction du chœur à Charles DUTOIT. En 1963, c’est Michel CORBOZ qui lui succède. Son dynamisme l’amène à créer en 1965 le Grand Chœur de l’Université de Lausanne.

En 1973, le Grand Chœur prend son autonomie par rapport à l’Université et devient le Chœur de la Cité de Lausanne (CCL), toujours sous la direction de Michel Corboz. En 1979, ce dernier remet la baguette du CCL à Véronique CARROT.Parallèlement à une carrière de claveciniste et de chef de chœur à l’Opéra de Lausanne, Véronique Carrot a permis durant plus de vingt-cinq ans au Chœur de la Cité de Lausanne d’aborder des œuvres très variées et de se développer. En 2006, elle a souhaité se retirer.

Pour lui succéder, le CCL a choisi Dominique TILLE. Ancien élève de Michel Corboz et de Michel Marc Gervais au Conservatoire de Genève, ainsi que de Kai Uwe Jirka à l’Universität der Künste à Berlin, Dominique Tille transmet sa passion pour la musique chorale. Sa recherche des multiples facettes de l’art choral, son engagement dans la formation et la promotion de l’art choral en Suisseimprime au chœur une nouvelle dynamique. Avec lui, le CCL a abordé de grandes œuvres du répertoire comme le Requiem de Mozart, la Messe de Dvorak, Membra Jesu nostri de Buxtehude, la Passion selon St-Mathieu de J.S. Bach, Les Saisons de J. Haydn ou des Cantates de Bach. Il a aussi exploré des terres moins connues, comme la musique chorale scandinave a cappella ou des œuvres contemporaines telles que les Chichester Psalms de L. Bernstein ou des compositions de Whitacre ou Lauridsen.

En 2015, un spectacle autour des opéras de Rameau alliant chœur, solistes et danseurs a enchanté plus de 1’200 spectateurs.

Renaud BOUVIER a repris la direction artistique du CCL en octobre 2015. Depuis, des œuvres de Schumann, Brahms, Poulenc, Pärt, Schubert, Charpentier, Scarlatti, Nystedt, Bach ont été interprétées. Un concert d’œuvres du XXIe de M. Hostettler et V.  Villard a été donné à la Cathédrale de Lausanne puis à l’Eglise de Saanen en mars 2017, en création mondiale diffusée par Espace 2.

Chef

Renaud Bouvier

Renaud Bouvier achève sa formation de direction d’orchestre en 2002, chez Hervé Klopfenstein au Conservatoire de Lausanne, après des études de basson, de chant, d’analyse musicale et d’orchestration. Licencié en lettres de l’Université de Lausanne, il a été assistant en littérature française et a mené durant 20 ans des mandats de recherche et d’édition en littérature française.

Renaud Bouvier dirige de nombreux chœurs en Suisse Romande : le chœur Hostias qu’il a créé en 2003 et dirigé jusqu’en 2015, le chœur symphonique neuchâtelois Cantabile depuis 2010, le Chœur de La Cité de Lausanne depuis 2015. Avec ces différents ensembles, il dirige un répertoire très varié, allant des œuvres de Bach au répertoire contemporain en passant par les grandes œuvres du XXe siècle comme Saint Nicolas de Britten, le Gloria de Poulenc ou la Symphonie des Psaumes de Stravinski.

Avec les Vocalistes Romands, ensemble qu’il dirige depuis 2003, Renaud Bouvier se consacre au répertoire du chœur de chambre, du XVIIe au XXIe siècles, souvent a cappella dans des programmes qui allient exigences musicales et exploration du répertoire.

En août 2009, il co-fonde, avec Dominique Tille, l’Académie Vocale de Suisse Romande, chœur de chambre professionnel, et reçoit en 2012 le prix Hector Berlioz du meilleur enregistrement de musique sacrée 2012 de l’Académie du disque lyrique à Paris (CD enregistré en 2011 pour le label français K 617, Missa Choralisde F. Liszt en compagnie de l’organiste Benjamin Righetti).

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